Le jury

Ed Burtynsky, photographe canadien de renommée mondiale, est le premier président d’un panel de trois juges experts pour le Prix de photographie Banque Scotia 2020. Cette année, le jury est formé de Sophie Hackett, Candice Hopkins, et Brian Sholis.

Edward Burtynsky

Président du jury

Edward Burtynsky

Artiste

Crédit photo:
www.birgit-kleber.de

 

Edward Burtynsky est l’un des photographes les plus respectés au Canada. Ses représentations remarquables de paysages industriels mondiaux font partie des collections de plus de soixante musées d’envergure dans le monde, dont le Musée des beaux-arts du Canada, le Museum of Modern Art et le musée Guggenheim à New York, le musée Reina Sofia à Madrid et le Los Angeles County Museum of Art en Californie.

Né en 1955 à St. Catharines, en Ontario, Edward Burtynsky est de descendance ukrainienne. Il a obtenu en 1982 un baccalauréat en arts appliqués (photographie/analyse média) de l’Université Ryerson. En 1985, il a fondé le Toronto Image Works qui comprend un centre de location de chambres noires, un laboratoire photo sur mesure ainsi qu’un centre de formation technologique en imagerie numérique et en nouveaux médias destiné aux artistes torontois de tous les niveaux. Son exposition aux sites et aux images de l’usine de General Motors dans sa ville natale lors de sa jeunesse a contribué à forger son travail de photographe. Ses images explorent notre impact collectif sur la surface planétaire en examinant les systèmes humains que nous avons imposés aux paysages naturels.

La liste des expositions de M. Burtynsky comprend Water (2013), présentée au New Orleans Museum of Art & Contemporary Art Center de la Nouvelle-Orléans en Louisiane, Oil (2009), présentée à la Corcoran Gallery of Art à Washington, D.C. (exposition itinérante de cinq ans), China (exposition itinérante de 2005 à 2008), Manufactured Landscapes, présentée au Musée des beaux-arts du Canada (exposition itinérante de 2003 à 2005) et Before the Flood (2003). Les œuvres visuelles captivantes de M. Burtynsky font actuellement d’expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Edward Burtynsky préside le jury du Prix de photographie Banque Scotia depuis 2011. Il est actuellement le président du jury pour le prix de 2017. 

Sophie Hackett

Conservatrice, Photographie au Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto, Ontario)

Sophie Hackett est conservatrice, Photographie au Musée des beaux-arts de l’Ontario (MBAO) et professeure auxiliaire à l’Université Ryerson pour le programme de maîtrise Film and Photography Preservation and Collections Management. Elle a publié différents textes récemment : « Queer Looking: Joan E. Biren’s Slide Shows » dans Aperture (printemps 2015); « Encounters in the Museum: The Experience of Photographic Objects » dans l’ouvrage collectif The “Public” Life of Photographs (Ryerson Image Centre Books et The MIT Press, 2016); et « Far and Near: New Views of the Anthropocene » dans l’ouvrage Anthropocene d’Edward Burtynsky, de Jennifer Baichwal et de Nicholas de Pencier (MBAO et Goose Lane, 2018).

Depuis son arrivée au MBAO, Sophie Hackett a été commissaire des projets suivants : Barbara Kruger: Untitled (It) (2010); Songs of the Future: Canadian Industrial Photographs, 1858 to Today (2011); Max Dean: Album, A Public Project (2012); What It Means To Be Seen: Photography and Queer Visibility (2014); Fan the Flames: Queer Positions in Photography (2014); Introducing Suzy Lake (2014); Thomas Ruff: Object Relations (2016); et Outsiders: American Photography and Film, 1950-1980s (2016). Elle a été juge en chef du Prix de photographie Aimia | AGO en 2010, 2012, 2014 et 2017. Elle était aussi responsable, en 2017, de l’aménagement de nouvelles galeries pour la collection de photographie du MBAO. Tout récemment, en 2018, elle a été co-commissaire de l’exposition Anthropocène, le dernier projet collectif d’Edward Burtynsky, de Jennifer Baichwal et de Nicholas de Pencier, présenté à la fois au MBAO et au Musée des beaux-arts du Canada.

Sophie Hackett était chercheuse-boursière du Center for Curatorial Leadership en 2017.

Candice Hopkins

Candice Hopkins

Écrivain et conservateur

Née en 1977 à Whitehorse, au Yukon, Candice Hopkins est une conservatrice, écrivaine et chercheuse qui s’intéresse principalement à l’histoire, à l’art et aux autochtones ainsi qu’au croisement des trois. Outre son travail sur documenta 14, Candice Hopkins a exercé les fonctions de conservatrice dans de prestigieuses institutions, dont la Walter Phillips Gallery, la Western Front Society, le Musée des beaux-arts du Canada, l’Institute of American Indian Arts et le Museum of Contemporary Native Arts de Santa Fe, au Nouveau-Mexique.

Parmi ses récentes analyses critiques, notons Outlawed Social Life, qui porte sur l’interdiction de la cérémonie du potlatch et les œuvres que le défunt Beau Dick a créées pour la version de South as a State of Mind (2016) adaptée dans le cadre de documenta 14, ainsi que pour le chapitre « The Gilded Gaze: Wealth on the Colonial Frontier » de The documenta 14 Reader. En 2014, son chapitre « If History Moves at the Speed of its Weapons », qui traite de l’œuvre du collectif Postcommodity et de la révolte des Pueblos, est publié dans le livre Coded Territories: Tracing Indigenous Pathways in New Media Art, paru aux éditions de l’Université de Calgary.

En septembre 2016, l’auteure réagit rapidement à la mort prématurée de l’artiste Annie Pootoogook avec « An Elegy for Annie Pootoogook (1969–2016) », publié dans Momus, une revue critique artistique Web. Dans sa conclusion, Candice Hopkins met en lumière les similarités entre la générosité et l’ingéniosité sans borne d’Annie Pootoogook et les qualités de Sedna, un personnage du folklore arctique qui elle aussi est décédée trop tôt, d’une noyade, et qui est ressuscitée en déesse de la mer.

À l’occasion de la 13e édition de Fillip paru au printemps 2011, Candice Hopkins signe « The Golden Potlatch: Study in Mimesis and Capitalist Desire », dans lequel elle explore l’interdépendance entre les terres autochtones, l’intérêt des prospecteurs et la soif d’argent déclenchée par la ruée vers l’or du Klondike.

On lui doit aussi, entre autres, « Inventory », un texte pour C Magazine sur le son, les harmoniques et la pédagogie autochtone[6]; « Native North America », un entretien avec Richard William Hill pour Mousse Magazine, et « Temporary Structures and Architecture on the Move », une entrevue pour Mousse Magazine également avec Joar Nango, artiste et architecte.

Outre ces réalisations, elle est coéditrice, avec Marisa Morán Jahn et Berin Golonu, du livre Recipes for an Encounter, publié en 2009 par Western Front.

Brian Sholis

Brian Sholis

Directeur de publication, conservateur, auteur

Directeur de publication, conservateur et auteur à Toronto, Brian Sholis fera profiter cette institution de plus de quinze ans d’expérience aux États-Unis, où il a été conservateur et programmateur pour des musées, rédacteur en chef, directeur de publication et auteur de livres, de revues et d’articles en ligne, ainsi que professeur, critique invité, membre de comités de subvention et de jurys d’attribution de prix et conférencier. Son dernier poste était celui de conservateur de la photographie au Cincinnati Art Museum. Avant de déménager en Ohio, Brian Sholis a été rédacteur en chef d’Aperture et d’Artforum International.

Brian Sholis a suivi le programme NextGen du Getty Leadership Institute pour la relève muséologique, a siégé au comité des finances et de l’audit de l’Association of Art Museum

Curators, et est membre de l’International Board of Advisors de l’Aperture Foundation. En 2016, il signe Kentucky Renaissance: The Lexington Camera Club and Its Community, 1954–1974 (Yale University Press) après avoir dirigé deux anthologies publiées par le New Museum et Sternberg Press. Critique d’art de longue date, il a rédigé des analyses critiques pour des catalogues du Museum of Modern Art, du New Museum, du Bronx Museum et du Whitney Museum de New York, ainsi que du Moderna Museet de Stockholm, du Tel-Aviv Museum of Art, de la Hayward Gallery de Londres et du Guggenheim de Bilbao, entre autres. Ses articles de fond, chroniques et critiques ont notamment paru dans Artforum, Frieze, Art in America et Aperture.

 

Brian Sholis a enseigné au Pratt Institute, à la New School de la Parsons School of Design, à l’Université de New York, à l’Université de Louisville et au Lehman College. En outre, il a été critique ou conférencier invité dans plus d’une vingtaine d’universités et d’écoles d’arts d’Amérique du Nord. Il est titulaire d’une maîtrise en histoire américaine du Graduate Centre de la City University of New York et d’un baccalauréat en urbanisme et politiques publiques de l’Université de Boston.