Candidats en 2022

Les candidats au Prix de photographie Banque Scotia 2022 sont issus d’une recherche annuelle d’excellence menée dans tout le Canada. Le Prix de photographie Banque Scotia fait l’objet d’un examen des pairs à chacune des étapes du processus de candidature et d’arbitrage. Les candidats doivent respecter les critères d’admissibilité.

Adrian Stimson

Adrian Stimson fait partie de la Nation des Siksika en Alberta au Canada. Il vit aujourd’hui avec son mari, Happy, et leurs deux chiens, Bongo et Jett. Ensemble, ils gèrent le bureau et l’atelier d’Adrian, font l’élevage de poulets, cultivent des jardins et s’occupent de ruches sur le site du jardin de l’ancien pensionnat autochtone Old Sun de la nation Siksika.

Adrian Stimson est né à Sault-Sainte-Marie en Ontario. Ses parents se sont rencontrés au pensionnat autochtone de Shingwaulk. Ils se sont ensuite installés à Fort-George au Québec, sur le site de la Première Nation George Gordon et à Lebret en Saskatchewan. Il a vécu de nombreuses expériences dans son existence, notamment dans le cadre des programmes jeunesse Katimavik et de Jeunesse Canada Monde. Il a suivi une formation militaire de base comme matelot de deuxième classe avec les Forces armées canadiennes. Ayant beaucoup voyagé, il est un fervent partisan de la diversité culturelle et est un ardent défenseur de la justice sociale et environnementale. Il a été élu dans les fonctions politiques de sa Première Nation et a été Chef et membre du Conseil de la Nation de 1990 à 1999.

Adrian Stimson a fréquenté l’Université de Guelph et le Banff Centre for Arts, d’où il est diplômé et titulaire de certificats. Il détient un baccalauréat en beaux-arts avec distinction de l’Université des arts de l’Alberta et une maîtrise en beaux-arts de l’Université de la Saskatchewan.

M. Stimson a mérité le prix Alumni of Influence de l’Université de la Saskatchewan en 2020, le Prix du gouverneur général pour les arts visuels et médiatiques en 2018 et le Prix des arts autochtones REVEAL, de la Fondation Hnatyshyn, en 2017. On lui a attribué le Prix des arts visuels Blackfoot en 2009, la Médaille du centenaire de l’Alberta en 2005 et la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II en 2003.

Barbara Astman

Barbara Astman appartient à un groupe visionnaire d’artistes qui radicalise sans cesse la culture visuelle depuis le début des années 1970 en définissant de nouveaux moyens de représenter ce convoi. Depuis plus de quatre décennies, elle explore un large éventail d’ouvrages médiatiques et produits en photographie, ce qui lui a valu une reconnaissance nationale et internationale dans le cadre d’expositions, d’acquisitions et de publications. Elle est représentée dans d’importantes collections publiques, institutionnelles et privées, dont le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, la Bibliothèque nationale de France à Paris, le Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, la Deutsche Bank Art à New York et le Victoria and Albert Museum à Londres. Ses archives artistiques sont conservées à la Bibliothèque de la recherche et aux Archives E.P. Taylor.

Barbara Astman possède une vaste et prestigieuse expérience des expositions en solo, dont les plus récentes se sont déroulées sous les titres Barbara Astman Looking: Then and Now, (en deux volets, Corkin Gallery, 2016) et Barbara Astman: I as artifact (qui met en lumière une série d’ouvrages accompagnés d’une publication complète, à la McIntosh Gallery en 2014). En mai 2011, son installation intitulée Dancing with Che: Enter through the Gift Shop, (Kelowna Art Gallery, 2013) a fait le tour du Canada. Son exposition rétrospective itinérante majeure, intitulée Barbara Astman - Personal/Persona - A 20 Year Survey, a été montée par Liz Wylie (Art Gallery of Hamilton, 1995). Ses grandes expositions en groupe se sont déroulées sous les titres Toronto: Tributes + Tributaries, 1971-1989 (AGO, 2016), Living Building Thinking: Art and Expressionism (McMaster Museum of Art, 2016), Look Again: Colour Xerography Art Meets Technology (AGO, 2015), Herland (60 Wall Gallery, New York 2014), Light My Fire Part I: Some Propositions about Portraits and Photography (AGO, 2013) et Beautiful Fictions (AGO, 2009). 

Jin-me Yoon

Née en Corée, Jin-me Yoon est une artiste basée à Vancouver qui vit et travaille sur les territoires traditionnels des peuples Coast Salish. Depuis le début des années 1990, sa démarche en photographie et vidéo pose un regard critique sur la construction identitaire de soi et des autres, qu’elle analyse à partir de son héritage, ses expériences concrètes et, plus largement, les contextes géopolitiques. Décortiquant les préjugés stéréotypés et les discours dominants, ses œuvres abordent les enjeux du genre et de la sexualité, de la culture et de l’ethnicité, ainsi que de la citoyenneté et de la nation. Adoptant une perspective de plus en plus large à travers le temps, sa pratique s’est investie dans l’exploration des croisements entre les histoires locales et globales attachées à des sites singuliers, observés dans le contexte du transnationalisme et environnementalisme.

Les œuvres de Jin-me Yoon ont été présentées dans plus de 200 expositions individuelles et de groupe en Amérique du Nord, en Asie et en Australie, dans des institutions culturelles de haut niveau. Ses œuvres se trouvent dans les collections de 17 institutions, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée royal de l’Ontario, de la Gallérie d’art de Vancouver et du Musée d’art de Séoul. Une exposition qui dépense trois décennies et organisée par le Musée d'art de Joliette est en tournée depuis 2019 ; et en 2022, la Gallérie d’art de Vancouver montera une grande exposition solo de ses travaux récents. Également, en 2022, rédigé par l'historien de l'art Ming Tiampo, l’Institut de l’art Canadien publiera un livre en ligne, titré Jin-me Yoon: Life and Work. 

Professeure en arts visuels à l’Université Simon Fraser, Jin-me Yoon a été élue membre de la Société Royale du Canada en 2018, une distinction accordée à des scientifiques et des artistes canadiens qui se sont distingués dans leur domaine. 

Julie Forgues 

Julie Forgues a mérité son baccalauréat en arts visuels à l’Université de Moncton (Moncton) en 1995 et sa maîtrise en beaux-arts en arts d’atelier — photographie à l’Université Concordia (Montréal) en 1999. Elle est professeure de photographie au Département des arts visuels de l’Université de Moncton depuis 2000 et chef du Département depuis 2016. Ses ouvrages ont été présentés dans des expositions en solo et en groupe à l’échelle régionale, nationale et internationale. Julie Forgues a fait partie de la résidence artistique de renom à la Swatch Art Peace Hôtel de Shanghai (2017‑2018), où elle a été réinvitée pour présenter les œuvres qu’elle a réalisées dans cette résidence (« nowhere/now here ») dans le cadre des PhotoFairs de Shanghai en septembre 2018. Elle a aussi participé à plusieurs autres programmes de résidence d’artistes à l’échelle internationale, dont en Chine, en Irlande, au Japon et dans le cercle arctique. Elle séjournera en Islande pendant deux mois durant l’été 2022 pour travailler à sa recherche photographique, qui se situe à une étape intermédiaire entre l’espace et le lieu.

Kelly Jazvac

Kelly Jazvac réalise des œuvres à partir d’objets de plastique récupérés dans l’industrie de la publicité. Elle s’intéresse à l’utilisation des processus artistiques durables pour étudier attentivement la preuve du comportement qui favorise la crise climatique et qui est présent dans cette forme de la photographie réalisée. Ainsi, elle se demande ce que révèlent ces images, mais aussi ce qu’elles pourraient être. Kelly Jazvac fait aussi partie d’une équipe de recherche sur la pollution par le plastique appelée « The Synthetic Collective » et qui comprend des scientifiques, des artistes et des humanistes. Les travaux de ce groupe de recherche influencent énormément la pratique artistique de Kelly Jazvac. Ses récentes expositions ont porté sur les thèmes « Plastic Heart: Surface all the way through » au Musée d’art de l’Université de Toronto, « Polyempath Polyethylene » au Centre des arts MacLaren (Barrie) et « Broken Nature » au Musée d’art moderne (New York). Récemment, elle a aussi présenté ses œuvres au Musée d’art contemporain (Montréal), au Musée Eli and Edyth Broad Museum (East Lansing), au Ujazdowski Castle CCA (Varsovie) et à la Galerie FIERMAN (New York). On a publié des articles sur ses œuvres dans le National Geographic, dans l’e-flux Journal, dans Hyperallergic, dans Artforum, dans The New Yorker, dans le magazine Canadian Art et dans The Brooklyn Rail. Elle a cosigné des dossiers de recherche sur les arts et les sciences, qui ont été publiés dans des journaux scientifiques, dont Nature Reviews, GSA Today et Science of the Total Environment. Née à Hamilton en Ontario, elle travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, où elle exerce les fonctions de directrice des programmes d’études de deuxième cycle en arts d’atelier à l’Université Concordia.

Morris Lum

Originaire de Trinidad, Morris Lum est un photographe et artiste dont l’œuvre explore la nature hybride de la communauté sino-canadienne grâce à des pratiques photographiques, morphologiques et documentaires. Dans ses œuvres, il examine aussi les moyens de représenter l’histoire chinoise dans les médias et dans les documents d’archives. Ses œuvres ont été exposées et analysées partout au Canada et aux États-Unis.

Morris Lum travaille actuellement à un projet qui s’étend à toute l’Amérique du Nord et qui porte expressément sur la transformation des quartiers chinois.

Phil Bergerson

Phil Bergerson réalise des œuvres photographiques exposées internationalement depuis plus de 35 ans. On trouve ses œuvres dans de nombreuses et importantes collections publiques et privées, dont le Musée des beaux-arts du Canada, la Bibliothèque nationale de France à Paris et le Musée canadien de la photographie contemporaine. Il a mérité plusieurs subventions du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de l’Ontario, et ses photographies ont été publiées dans The New Yorker et dans The New York Times Magazine, ainsi que dans le Toronto Life et le Walrus. Salué par la critique, son ouvrage Shards of America a été publié en 2004 par l’éditeur new-yorkais The Quantuck Lane Press. Aujourd’hui professeur émérite, Phil Bergerson a enseigné la photographie à l’Université Ryerson de 1975 jusqu’à sa retraite, en 2005. Il a ensuite mérité de nombreux prix, dont le prestigieux Sarwan Sahota Ryerson Distinguished Scholar Award pour l’excellence dans l’enseignement et dans la recherche créative. L’établissement de la série annuelle internationale « Kodak Lecture Series », la Conférence nationale sur la photographie au Canada (« Canadian Perspectives ») et le premier symposium national sur la théorie de la photographie font partie de ses plus grandes réussites organisationnelles. Il a aussi fondé et dirigé plusieurs séjours d’études photographiques en Europe et en Asie. Son ouvrage le plus récent, intitulé « American Artifacts », a été publié par Black Dog Press à Londres en association avec le Ryerson Image Centre à Toronto au Canada. L’ouvrage a été lancé à l’occasion de l’ouverture de l’exposition qui lui a été consacrée sur le thème « Emblems and Remnants of the American Dream » au Ryerson Image Centre.

Rosalie Favell

Rosalie Favell est une artiste de la photographie née à Winnipeg au Manitoba. En puisant son inspiration dans l’histoire de la famille et dans le patrimoine des Métis (Cris en anglais), elle fait appel à différentes sources, soit aussi bien des albums de famille que la culture populaire, pour présenter l’autoportrait complexe de ses expériences comme femme autochtone contemporaine. Jusqu’à maintenant, son œuvre explore la relation entre la photographie et les questions identitaires. Un pan important de son œuvre, intitulé « Facing the Camera » (2008-2018), a vu le jour quand elle a constaté qu’on n’avait pas réalisé de document visuel sur la communauté des arts autochtones. Ces 500 portraits font l’éloge du courage, de la force et de l’ardeur de ces artistes passionnés. Dans sa longue carrière, elle a mérité de prestigieux prix, dont le Prix Paul de Huek et Norman Walford pour la réalisation professionnelle et le Prix Karsh. De nombreuses institutions ont fait l’acquisition de ses œuvres, dont le Centre d’art autochtone (Gatineau), le Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa) et le Smithsonian National Museum of the American Indian (Washington, D.C.). Diplômée du Ryerson Polytechnic Institute, Rosalie est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts, d’un diplôme de l’Université de New Mexico et d’un doctorat (TSTD) de l’Université Carleton dans le domaine de la médiation culturelle. À Ottawa, Rosalie a donné des cours à l’Université Carleton, à l’Université d’Ottawa et à la Discovery University.

Sara Angelucci 

Artiste de Toronto, Sara Angelucci travaille dans la photographie, dans la vidéo et dans l’audio. Ses œuvres explorent les photographies et les films vernaculaires : elle analyse le contexte originel dans lequel les images ont été réalisées. En attirant l’attention sur les conventions de la fabrication des images, ses œuvres donnent une idée du rôle culturel des images vernaculaires dans le cadrage des récits particuliers, dans la rédaction de l’histoire et dans la mémorialisation. Elle souhaite attirer notre attention hors du cadre de l’image, en pointant les conditions sociales et historiques qui constituent le non-dit de l’image.

Elle a mis au point ses œuvres à partir d’un examen des archives familiales et des documents d’immigration, pour étendre sa recherche à une analyse et à une interprétation plus vastes de photos anonymes dénichées un peu partout. Dans ses récents projets photographiques, vidéos et audios, Sara Angelucci s’inspire de l’histoire de la photographie, ainsi que de l’histoire naturelle et sociale. Ses récents projets attirent en particulier l’attention sur les conditions historiques du travail des femmes.

Sara Angelucci a fait des études de baccalauréat à l’Université de Guelph et une maîtrise en beaux-arts au Nova Scotia College of Art and Design. Elle a exposé ses photographies partout au Canada dans des expositions en solo à l’Art Gallery of York University, dans Le Mois de la Photo à Montréal, à VU à Québec, au Toronto Photographers Workshop, au MacLaren Art Centre, à l’Art Gallery of Hamilton, à la Richmond Art Gallery et à la Saint Mary’s University Art Gallery d’Halifax. À l’étranger, elle a aussi présenté ses œuvres en solo au Centre culturel canadien à Paris, au Lianzhou Photography Festival et à l’Halsey Institute of Contemporary à Charleston.

Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions collectives aux États-Unis, en Europe et en Chine, dans les biennales de Pingyao et de Beijing. Ses vidéos ont été vues partout au Canada et à l’étranger, dans les festivals en Europe, en Chine, en Australie et aux États-Unis. Elle a participé à des résidences d’artistes au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au NSCAD (Halifax), au Banff Centre for Arts and Creativity et au Bizart à Shanghai.

Sara Angelucci est professeure associée en photographie à la School of Image Arts de l’Université Ryerson.

Sara Cwynar

Sara Cwynar (Vancouver, Colombie-Britannique, Canada, 1985) vit et travaille à New York, dans l’État de New York. Ses ouvrages en photographie, en vidéos et en spectacles portent sur un archivage constant et sur la représentation de matériaux visuels réunis. Elle explore la manière dont les images se transforment, s’accumulent, perdurent et changent de sens et de valeur au fil du temps, ainsi que l’effet de ces phénomènes sur une vue collective du monde.

Elle a participé à différentes expositions, dont « Glass Life », Foxy Production, à New York dans l’État de New York (en solo) (2021), « Source », Remai Modern, à Saskatoon en Saskatchewan au Canada (en solo) (2021) et « Collection 1970s–Present: Search Engines », au MoMA à New York dans l’État de New York (2020-2021), « Sara Cwynar », à The Aldrich Contemporary Art Museum, à Ridgefield dans le Connecticut (en solo) (2019), « Image Model Muse », au Milwaukee Art Museum dans le Wisconsin et au Minneapolis Institute of Art, à Minneapolis dans le Minnesota (en solo) (2018-2019), « Tracy », à Oakville Galleries, à Oakville en Ontario au Canada (en solo), à la 33e Bienal de São Paulo, au Brésil (en 2018 dans les deux cas), « Soft Film », au MMK Museum für Moderne Kunst, à Francfort en Allemagne (en solo), « Subjektiv », au Malm  Konsthall en Suède (dans les deux cas en 2017) et « Greater New York », au MoMa PSI à Queens, dans l’État de New York (2015-2016).

Sara Cwynar a récemment présenté un nouveau spectacle commandé sous le titre « Down At The Arcade » à New York à l’occasion de la Performa Biennal de 2021, dont Job Piston a été le commissaire. En 2019, le MoMA de New York lui a commandé une série de films qui sont présentés en continu sur le site Web du Musée et sur les plateformes des réseaux sociaux.

Shannon Bool

Née en 1972, Shannon Bool vit en Allemagne depuis 2001. Elle est professeure de peinture à l’Academy of Fine Arts à Mainz en Allemagne. Ses œuvres font partie de célèbres collections muséales, dont le Kunstmuseum à Bonn, le Metropolitan Museum de New York, la LBBW Collection, le Museum für Moderne Kunst à Francfort, la Collection of the Federal Estate of Germany, à Lenbachhaus à Munich ou le Musée des beaux-arts du Canada. Elle a récemment présenté des expositions en solo à l’Agnes Etherington Art Centre à Kingston (2020), à The Kunstverein Braunschweig, au Centre culturel canadien à Paris (dans les deux cas en 2019) et au Musée d’art de Joliette au Canada (2018). Elle a participé à des expositions collectives de notoriété internationale, dont « Germany is no Island » à Bundeskunsthalle à Bonn, « I am a Problem » au Musée des arts modernes de Francfort (2017), « Mentally Yellow » au Kunstmuseum à Bonn (2017), à La Biennale de Montréal et « In the Picture: Overpainted Photography » au Sprengel Museum Hannover (2019).