2020 Nominés

Le Prix de photographie Banque Scotia est le fruit d’une recherche de l'excellence effectuée annuellement à la grandeur du Canada. Les candidats, qui doivent d'abord répondre aux critères d'admissibilité en vigueur, sont évalués par leurs pairs tout au long du processus de nomination et de sélection et des différentes étapes qui suivent.

Shelagh Keeley

Marian Penner Bancroft

Née à Chilliwack, en 1947, Marian Penner Bancroft habite et travaille actuellement à Vancouver, en Colombie-Britannique. 

À l’œuvre depuis 1970, elle a étudié à l’Université de la Colombie-Britannique, à l’École des arts de Vancouver (maintenant Emily Carr University of Art + Design) et à l’Institut polytechnique Ryerson (maintenant l’Université Ryerson) de Toronto. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions tant à l’échelle nationale qu’internationale, notamment à la Galerie d’art de Vancouver et au Centre culturel canadien de Paris, et certaines font partie des collections de la Galerie d’art de Vancouver, du Musée canadien de la photographie contemporaine (le Musée des beaux-arts du Canada) à Ottawa, de la Morris and Helen Belkin Art Gallery de l’Université de la Colombie-Britannique et de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada. En plus de la photographie, plusieurs médias comme le texte, le son, le dessin, la sculpture et, plus récemment, la vidéo sont intégrés à ses œuvres. En outre, Mme Bancroft s’intéresse actuellement aux liens qu’ont les images photographiques avec l’histoire, la musique et les stratégies de cartographie dans la représentation du paysage. Elle est aussi professeure agrégée à l’Université Emily Carr, où elle enseigne depuis 1981. Mme Bancroft est membre du conseil de la Artspeak Gallery et est représentée par la Republic Gallery à Vancouver.

Lori Blondeau

Lori Blondeau est une artiste interdisciplinaire travaillant principalement en performance/photographie et est professeure adjointe à la School of Art de l’Université du Manitoba. Blondeau détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université de la Saskatchewan, où elle a remporté le Humanities & Fine Arts Thesis Award et a été l’apprentie de James Luna de 1998 à 2001. En plus de son historique d’exposition considérable, Blondeau est cofondatrice du collectif d’artistes autochtones TRIBE, et a fait partie du comité consultatif pour les arts visuels du Conseil des arts du Canada. Blondeau a présenté son travail et réalisé des performances au niveau national et international, dont au Banff Centre; Mendel Art Gallery, Saskatoon; Open Space, Victoria; FOFA, Montréal. En 2007, Blondeau a fait partie du projet Requickening avec l’artiste Shelly Niro à la Biennale de Venise, et elle a récemment réalisé une exposition rétrospective solo à Urban CAG/KAG de l’Université de la Saskatchewan. Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées.

Dana Claxton 

Dana Claxton est une artiste reconnue mondialement pour ses expositions. Elle travaille le film, la vidéo, la photographie, les installations vidéo solo et multimédia et l’art performance. Ses œuvres abordent les thèmes de la beauté indigène, du corps, de la sociopolitique et du spirituel. Elles ont été présentées dans le monde entier : au Museum of Modern Art (New York), au Metropolitan Museum of Art (New York), au Walker Art Centre (Minneapolis, Minnesota), dans le cadre du festival de film Sundance à Salt Lake City (Utah), au Eiteljorg Museum of American Indians and Western Art (Indianapolis, Indiana), au Museum of Contemporary Art (Sydney, Australie), et au Crystal Bridges Museum of American Art (Bentonville, Arizona). Son art fera prochainement l’objet d’expositions à la Nasher Gallery of Art de l’Université Duke (Durham, Caroline du Nord), au Memphis Brooks Museum of Art (Tennessee) et à l’Institute of Contemporary Art (Minneapolis, Minnesota). Ses œuvres se sont taillé une place dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment à la Vancouver Art Gallery, au Musée des beaux-arts du Canada, à la Winnipeg Art Gallery, à la MacKenzie Art Gallery et au Audain Museum. Dana Claxton a reçu de nombreuses récompenses, dont le VIVA Award, la bourse Eiteljorg, le Prix Femmes de mérite du YWCA pour la région métropolitaine de Vancouver et le prix de la fondation Hnatyshyn soulignant le travail d’artistes en milieu de carrière. En 2018, une exposition rétrospective individuelle de son art a été présentée à la Vancouver Art Gallery. Dana Claxton a dévoilé ses dernières créations à la première Biennale de Toronto, en Ontario, et certaines de ses œuvres précédentes sont exposées au Musée des beaux-arts du Canada depuis l’automne 2019.

Dana Claxton est actuellement professeure agrégée au département d’histoire de l’art, d’art visuel et de théorie à l’Université de la Colombie-Britannique. Elle vit à Vancouver et sa famille habite dans la Réserve indienne Lakota de Wood Mountain, située dans la région du sud-ouest de la Saskatchewan.

Marlene Creates

Marlene Creates vit à Portugal Cove (Terre-Neuve-et-Labrador), entourée des six acres de forêt boréale qui sont au cœur de son activité artistique depuis 2002.

Depuis le milieu des années 1970, ses œuvres ont été présentées dans plus de 350 expositions et projections de films au Canada et à l’étranger. Elle a aussi donné plus de 200 conférences au Canada, au Chili, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle était une présentrice invitée au cinquième congrès national Women in Photography à Boston (1997).

Elle a agi comme commissaire pour plusieurs expositions et a travaillé dans des centres d’artistes autogérés (la Galerie SAW, Ottawa, et Eastern Edge Gallery, St. John’s). Elle a enseigné les arts visuels au collège Algonquin, à l’Université d’Ottawa et au Nova Scotia College of Art and Design. Elle a été directrice du programme de photographie au Banff Centre (1991) et professeure invitée du programme Art, Space + Nature (maîtrise en Arts d’Edinburgh College of Art, 2015).

Marlene Creates a reçu un des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2019 pour ses réalisations artistiques. Au nombre de ses autres distinctions qui lui ont été décernées, mentionnons le titre d’Artiste de l’année remis par le Newfoundland and Labrador Arts Council (1996), le Prix CARFAC National de défense des arts visuels (2009), le Long Haul Award for Excellence in Visual Arts de VANL-CARFAC (2009), le prix BMW au Festival de photographie Scotiabank CONTACT à Toronto (2013) et le Grand prix du jury au Yosemite International Film Festival (2014). Elle a été élue à l’Académie royale des arts du Canada en 2001.

Marlene Creates est représentée par l’agence Paul Petro Contemporary Art à Toronto.

Chris Curreri

L’artiste canadien Chris Curreri travaille la photographie, la sculpture et le film. Parmi ses récentes expositions, notons The Ventriloquist à la Daniel Faria Gallery (Toronto, Canada); The Way We Are 1.0 au Weserburg Museum für moderne Kunst (Bremen, Allemagne), Sleeping with a Vengeance and Dreaming of a Life au Litost (Prague, République tchèque), la Biennale canadienne 2017 au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, Canada), Unruly Matter à la Daniel Faria Gallery (Berlin, Allemagne, et Toronto, Canada), La Biennale de Montréal 2016 au Musée d’art contemporain de Montréal (Montréal, Canada), Compassionate Protocols au Callicoon Fine Arts (New York, États-Unis), Central China International Ceramics Biennale au Henan Museum (Zhengzhou, Chine), So Be It au Gardiner Museum (Toronto, Canada), et Surplus Authors at Witte de With (Rotterdam, Pays-Bas). Ses films ont été présentés au Image Forum Festival, au Japon; au Festival Internacional de Cine de Mar del Plata, en Argentine; et au Festival international du film de Toronto, au Canada. Il détient une maîtrise en photographie de la Milton Avery Graduate School for the Arts du Bard College.

William (Bill) Eakin

Né en 1952 à Winnipeg, au Manitoba, William (Bill) Eakin a étudié à la Vancouver School of Art de 1971 à 1974. Il a ensuite étudié pendant un an à l’école du Museum of Fine Arts de Boston. Les œuvres de M. Eakin ont fait l’objet de 50 expositions solo au cours de sa carrière et d’autant d’expositions collectives. M. Eakin a exposé ses œuvres partout au Canada, aux États-Unis, en Australie, aux Pays-Bas, au Japon et à Taiwan. En 2013, son importante contribution au milieu des arts du Manitoba a été reconnue par le Conseil des arts du Manitoba, qui lui a remis le prix «Arts Award of Distinction». Il a également reçu le prestigieux prix de la photographie du Duc et de la Duchesse d’York en 1996.

Les photographies de M. Eakin sont intégrées à de nombreuses collections privées et d’entreprises, ainsi que dans les collections du Musée canadien de la photographie contemporaine, de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts du Manitoba, de la Corporation Cadillac Fairview. Ses œuvres figurent également dans de nombreuses collections privées nationales et internationales.

Evergon

Né à Niagara Falls en 1946, Evergon est l’un des photographes canadiens contemporains les plus importants. L’esthétique de ses images est conjuguée à l’impératif d’une prise de position politique et sociale par laquelle l’artiste affirme son homosexualité et l’univers fantasmatique qui lui est propre. Sa carrière représente près de 50 années de travail et de recherche, dédiée également à l’enseignement universitaire. Les thèmes majeurs de son travail incluent l’intimité sexuelle, la construction des genres, le corps vieillissant et l’image du corps. Ses oeuvres présentent souvent des références à l’histoire de l’art, dont il remet en question les canons, l’a priori sexuel et les tropes masculinistes.

Evergon est reconnu pour son utilisation d’une gamme complète de techniques photographiques traditionnelles et innovatrices : cyanotypie, collage, images polaroïd composites, Polaroïd grand format. Il a notamment créé des tableaux illustrant une race imaginaire de « Ramboys », mi-satyres, mi-aventuriers urbains. Au début des années 2000, il propose la série Margaret and I, qui explore la sexualité et le vieillissement, l’artiste acceptant, à la demande de sa mère, de la reprendre comme modèle après l’avoir photographiée 15 ans auparavant. Dans ces images volontairement littérales, l’artiste brave les modèles esthétiques ambiants.

Son travail a été largement présenté au Canada, aux États-Unis et à l’étranger. De plus, il se retrouve dans plusieurs collections privées et publiques canadiennes et internationales. Plusieurs monographies et ouvrages de référence prouvent que sa pratique a réellement participé au développement de l’art contemporain d’ici et d’ailleurs. Evergon vit et travaille à Montréal.

Sarah Anne Johnson

Sarah Anne Johnson vit et travaille à Winnipeg, où elle est née en 1976.

Après avoir étudié les beaux-arts à l’Université du Manitoba, elle a obtenu un diplôme d’études supérieures de la Yale School of Art en 2004. Les œuvres de Mme Johnson, reconnues à l’échelle internationale, ont été exposées au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en France, en Chine et en Australie. Elles ont également fait l’objet d’expositions solos au Musée des beaux-arts de l'Ontario (AGO) à Toronto, à la Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge et au Musée d’art contemporain de Raleigh en Caroline du Nord (exposition-bilan accompagnée d’un livre collectif). Ses œuvres sont également exposées dans ses galeries de Toronto, Montréal et New York.

Les œuvres de Mme Johnson ont été intégrées à des expositions collectives au Metropolitan Museum of Art de New York, au Musée des beaux-arts de Montréal, à La Maison Rouge à Paris et au Massachusetts Museum of Contemporary Art à North Adams, ainsi que dans de nombreuses autres expositions. On retrouve les œuvres de Mme Johnson dans d’importantes collections publiques, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, de l’AGO de Toronto, du Metropolitan Museum of Art de New York, de la Phillips Collection à Washington D.C. et au musée Guggenheim de New York. Mme Johnson a reçu la première édition du prix Grange (AMIA Prize) et a été présélectionnée pour le Prix Sobey pour les arts. Mme Johnson a enseigné la photographie à la Yale School of Art et à l’Emily Carr University. En outre, elle a reçu plusieurs commandes, notamment pour une salle de la BMO et une murale pour le festival de photographie CONTACT.

Emmanuelle Léonard

Née en 1971 à Montréal où elle vit et travaille, Emmanuelle Léonard détient une maitrise de l’Université du Québec à Montréal. L’artiste compte de nombreuses expositions individuelles et collectives notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à Optica, à VOX, à la Galerie de l’UQAM et au Mois de la Photo (Montréal); à la Kunsthaus Dresden et à la Neuer Berliner Kunstverein (Allemagne) ; à Mercer Union et à Gallery 44 (Toronto) ; à l’espace Glassbox (Paris) ; à L’œil de poisson (Québec), etc. Elle a effectué des résidences d’artistes à la Villa Arson (France), à la Fondation Christoph Merian (Suisse) et à la Fondation finlandaise de résidences d’artistes. Elle s’est méritée le prix Pierre-Ayot en 2005. Elle exposait en 2012 au Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO) à Toronto dans le cadre du International Grange Prize pour lequel elle était en nomination, et en 2013 au Fresnoy, France, dans le cadre de l’exposition À Montréal, quand l’image rôde, de la commissaire Louise Déry.
emmanuelleleonard.org

 

Evan Rensch

Evan Rensch est un photographe et artiste plasticien canadien. Il est titulaire d'un baccalauréat de beaux-arts de l'Université Mount Allison situé au Sackville, Nouveau-Brunswick, d'une maîtrise en beaux-arts de l’Université NSCAD à Halifax, au Nouvelle-Écosse. Au cours des dix dernières années, il a exercé son métier dans la petite communauté de Dawson City, au Yukon. Depuis son arrivé à Dawson, il est un bénévole actif, un employé et un membre de l’Institut d’art et de culture du Klondike et de la ODD Gallery, le centre d’artistes le plus nordique du Canada.

Le travail photographique de Rensch a été présenté dans des expositions partout au Canada et aux États-Unis. Il est récipiendaire de subventions en arts visuels d'Arts NB, d'Arts NS, du ministère du Tourisme et de la Culture du Yukon ainsi que du Conseil des arts du Canada. En 2018, son exposition solo Into the Fire a été sélectionné comme exposition vedette du festival Contact Photography à Toronto, en Ontario. En 2020, il sera artiste en résidence au Vermont Studio Center de Johnson, dans le Vermont, où il mènera une nouvelle période de recherche sur la pratique de la photographie sur plaque sèche à la gélatine d'argent du XIXe siècle.

Les projets artistiques achevés de Rensch sont tous basés sur la pratique du documentaire. Il est influencé par l'histoire du portrait moderniste et de la photographie de paysage, en particulier par les photographes August Sander, Eugène Atget et Walker Evans. Thématiquement, son travail explore les notions de lieu, de mémoire et de travail, ainsi que leur rôle dans la formation de l'identité humaine. Les projets de Rensch sont de nature sociaux et collaboratifs, et il s’intéresse plus particulièrement à photographier des communautés rendues invisibles au sein du capitalisme et de la culture médiatique contemporaine.

Jin-me Yoon 

Née en Corée, Jin-me Yoon est une artiste basée à Vancouver. Depuis le début des années 1990, sa démarche en photographie et vidéo pose un regard critique sur la construction identitaire de soi et des autres, qu’elle analyse à partir de son héritage, ses expériences concrètes et, plus largement, les contextes géopolitiques. Décortiquant les préjugés stéréotypés et les discours dominants, ses œuvres abordent les enjeux du genre et de la sexualité, de la culture et de l’ethnicité, ainsi que de la citoyenneté et de la nation. Adoptant une perspective de plus en plus large à travers le temps, sa pratique s’est investie dans l’exploration des croisements entre les histoires locales et globales attachées à des sites singuliers, observés dans le contexte du transnationalisme.

Les œuvres de Jin-me Yoon ont été présentées dans plus de 200 expositions individuelles et de groupe en Amérique du Nord, en Asie et en Australie, dans des institutions culturelles de haut niveau. Elle a donné 80 conférences, invitée au Canada, aux États-Unis, en Corée, au Mexique, en Ireland, au Japon, en Espagne et en Inde. Ses œuvres se trouvent dans les collections de 17 institutions canadiennes et internationales, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada, du Royal Ontario Museum, de la Vancouver Art Gallery et du Musée d’art de Séoul.

En 2009, Jin-me Yoon était finaliste pour le prix Grange (maintenant nommé AIMIA), un prix photographique remis par la Art Gallery of Ontario. Elle a obtenu une bourse de recherche du Smithsonian en 2013 et a été une des douze artistes invités à produire une nouvelle œuvre à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, inclue dans le projet Landmarks/Repères.

Professeure en arts visuels à l’Université Simon Fraser, Jin-me Yoon a été élue membre de la Société Royale du Canada en 2018, une distinction accordée à des chercheurs, des philosophes, des scientifiques et des artistes canadiens qui se sont distingués dans leur domaine.

Une exposition bilan dédiée à la pratique de Jin-me Yoon, organisée par le Musée d’art de Joliette, est présentée actuellement au Québec et sera en tournée dans plusieurs musées canadiens dans les prochaines années. En 2021, la Vancouver Art Gallery lui dédiera également une exposition rétrospective, qui sera présentée en tournée au Canada et à l’international. Cette rétrospective sera accompagnée d’une monographie qui analysera en profondeur son parcours artistique des trente dernières années.